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Et si nous nous étions trompés sur le stimming?


Une étude facilitée par le SCERT pose une nouvelle question sur l'une des caractéristiques les plus reconnues de l'autisme.


Les comportements et intérêts restreints et répétitifs — les stéréotypies, les routines, les passions profondes — ont longtemps été considérés comme des problèmes à résoudre. Les réduire. Les rediriger. Idéalement, les éliminer.


Mais et si cette façon de voir les choses passait complètement à côté?


Une revue de portée menée par des chercheurs de McGill et facilitée par le SCERT prend du recul et pose une question qui semble simple, mais qui s'avère étonnamment peu explorée : à quoi servent réellement ces comportements pour les personnes autistes?

La réponse, tirée de 154 études publiées, est bien plus intéressante que « à rien d'utile ».


Ils régulent. Lorsque l'environnement sensoriel devient accablant — trop bruyant, trop lumineux, trop imprévisible — les comportements répétitifs aident les personnes autistes à retrouver leur équilibre. Ils ne sont pas aléatoires. Ils remplissent une fonction.


Ils gèrent l'anxiété. Dans un monde qui semble souvent échapper à tout contrôle, les routines et les comportements répétitifs introduisent structure et prévisibilité. Ce sont des outils d'adaptation, non des symptômes à supprimer.


Ils créent un état de flux. C'est peut-être la découverte la plus marquante. La recherche révèle que l'engagement profond dans des centres d'intérêt spécifiques ressemble à ce que les psychologues appellent un « état de flux » — cette expérience optimale d'absorption totale et purposive dans une activité. Pour bien des personnes autistes, leurs intérêts circonscrit constituent un chemin fiable et puissant vers cet état. Ce n'est pas une particularité. C'est une force.


Ils soutiennent le développement. Ces comportements apparaissent tôt dans l'enfance et sont associés à des bénéfices développementaux, ce qui suggère que leur persistance à l'âge adulte n'est pas une régression, mais une adaptation.


Les implications pour les éducateurs, les cliniciens et les familles sont bien concrètes. Si ces comportements remplissent de véritables fonctions régulatrices, les interventions visant à les éliminer risquent d'enlever à la personne ses outils d'adaptation les plus efficaces.

Comprendre pourquoi un comportement existe est la première étape nécessaire avant de décider comment y répondre.


C'est précisément le type de recherche que le SCERT a pour mission de faciliter — rigoureuse, ancrée dans le milieu scolaire, et directement pertinente pour celles et ceux qui travaillent auprès des jeunes neurodivergents ou qui prennent soin d'eux au quotidien.



Référence complète : Lung, S.L.M., Picard, É., Soulières, I., & Bertone, A. (2024). Identifying the functions of restricted and repetitive behaviours and interests in Autism: A scoping review. Research in Autism Spectrum Disorders, 117, 102458. https://doi.org/10.1016/j.rasd.2024.102458

 
 
 

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